Le déclin du transport ferroviaire voyageurs - 1/3
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Trains de voyageurs
Le transport routier est le mode de transport dominant depuis les années 30. Bien que née en Allemagne, l’auto est essentiellement synonyme de « l’American way of life » moderne. L'émergence de l'automobile comme un bien de consommation a radicalement changé le paysage du monde. Les banlieues ont poussé hors des villes et ont considérablement élargis les aires métropolitaines. Le transport individuel a rendu plus facile le déplacement des xxxxxxxxxxxxxxxxx
personnes sur de plus longues distances. Du coup, le transport ferroviaire est apparu moins nécessaire qu'auparavant. 
 
L'évolution du rail en transport passagers doit être regardée sous deux angles différents : le transport longues-distances et le transport de proximité, qui n'obéissent pas aux mêmes contraintes. 
Aujourd'hui
Demain
Voyages "Grandes-lignes"
Concurrence aérienne
L'augmentation de la technologie automobile permet d'effectuer 1000km en une dizaine d'heures... (photo Roel Hemkes via licence flickr)
La part modale entre pays voisins en 2007 était de 9% pour le rail et 17% pour l'aérien. (photo Jonathan Cohen via licence flickr)
L'arrivée des congés payés en 1936 en Europe assurent le succès des vacances et du tourisme de masse. Après la seconde guerre mondiale, beaucoup de vacanciers partent en vacances en train, généralement vers le sud de l’Europe. Mais les années 1960 ont été marquées par le développement de la construction d'autoroutes reliant l'Europe du Nord au Sud et de l'accès à l'aviation pour tous. En dépit des progrès enregistrés dans de nouveaux trains, comme les Trans-Europ-Express, les parts de marché du rail s’érodent de plus en plus. De nouveaux modes de vacances apparaissent, comme le caravanning, jetant davantage de monde sur les routes. L’éparpillement des destinations et des lieux de vacances est un autre facteur important de désaffection du train. 
 
L'augmentation des technologies dans le secteur automobile permet aujourd'hui à n'importe qui d'effectuer 1000km sans grandes difficultés en une douzaine d'heures. De plus, tous ces voyages se font de porte-à-porte, ce qui est un avantage immense lorsque l'on a beaucoup de bagages. Mais il n’y a pas que les vacances dans le trafic longues-distances. 
 
Les voyages d'affaires font l'objet d'une bataille très rude. Les Trans-Europ-Express ont concurrencé un temps les services des transporteurs aériens. Mais leur déclin fût déjà entamé dès le milieu des années 70, car leurs tarifs, avec ses suppléments première classe, n'offraient plus un bon rapport qualité/prix.
Pour regagner des parts de marché, la seule arme contre les concurrents fût l’avènement du train à grande vitesse. 
 
Le TGV a permit de relever le chemin de fer à un niveau moderne et il est apparu évident que le temps de trajet est devenu un facteur de compétitivité du rail. Cependant son succès est dû en partie à la forte croissance des déplacements encouragé par les nouveaux modes de travail et de loisirs de notre temps. Selon une étude de 2010 “Situation and Perspectives of the Rail Market TREN/R1/350-2008 Lot 2”, et en dépit de la politique d’ouverture des frontières, environ 90% des voyages ferroviaires internationaux s’effectuent sur une distance de moins de 300km.

Les services par TGV ont augmenté de 55% entre 2001 et 2009, tandis que les services longues-distances non-TGV déclinaient à -38% pour la même période. L’impact fût considérable sur ce segment avec pour conséquence une chute brutale des trains de nuit, particulièrement en France où le trafic est réduit à la portion congrue, et en Belgique où il n’existe plus depuis 2003 ! Les parts modales entre voisins européens en 2007 montrent une moyenne de 9% pour le rail, 17% pour le secteur aérien et …74% pour le mode routier. 
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